Extrait du quatrième roman "Jusqu'à ce que la vie nous sépare" (en écriture)

06/04/2018

C'est une certitude. Ce roman sera différent. A cheval entre l'imaginaire et la plus tranchante des vérités. Des gens qui s'aiment. Trop. Mal. Des prises de conscience dans une réalité parallèle. Est-il trop tard?

Quand je reviens à moi, si j'ose dire, Raphael est généralement assis par terre, à côté de la table de salon, face à quelques lignes de coke. Il les fixe du regard, comme pour les défier. A moins qu'il ne lutte ? Pour ne pas les sniffer ? Pour ne pas laisser ce poison pénétrer son corps, ou ce qu'il en reste. J'ai parfois l'impression d'être plus entière que lui. Quoi qu'il en soit-il fini toujours par y plonger les narines les premières. S'en suit ensuite un nouvel excès de colère, accompagné alors, d'une crise de paranoïa.

Les premières fois, j'ai cru qu'il me voyait. J'ai cru que, comme dans un joli conte, il avait tellement envie de me voir, qu'enfin, il finissait par y parvenir. Alors je lui répondais.

- Leila !

- Oui, chéri !

- Leila !?

- Oui mon amour, je suis là. Je suis près de toi.

- Leila il faut que tu reviennes. Je ne peux pas vivre comme ça. Reviens. Je t'en supplie, reviens !

- Je suis là mon amour...

Mais il ne m'entend pas. Jamais. Soudain, il semble apeuré. Il regarde partout autour de lui, les yeux écarquillés.

- Laissez-moi tranquille. Allez-vous-en ! Chuchote-t-il. Comme s'il avait conscience de parler tout seul. Laissez-moi. Non. Au secours. Leila ! Laissez-moi !

Cà peut parfois durer plusieurs heures, jusqu'à ce qu'épuisé, il attrape son verre qui, la majorité du temps, finit sa course sur le plancher, monte dans notre chambre, chancelant, et se laisse tomber sur le lit, jusqu'au lendemain.