Extrait nouveau roman

21/04/2018

Chaque sanglot, chaque larme qu'il verse me transperce toute entière. Ne me demandez pas comment tout cela est possible. Je n'en ai pas la moindre idée.  

Extrait de « Jusqu'à ce que la vie nous sépare » (titre temporaire... ou pas 🤔), mon 4ème roman, actuellement en cours d'écriture: 
Affalé sur le sofa, Raphael allume son premier joint de la journée. La première taffe lui arrache toujours un profond soupir, je crois que c'est du soulagement. Je ne peux m'empêcher d'éprouver une pointe de consolation face à ce visage qui se décrispe, doucement, subtilement. Comprenez-moi bien, je ne cautionne pas, pas comme ça, pas en ces quantités, mais après avoir tiré quelques bouffées, il semble tellement apaisé. Comment le blâmer ? 
Ensuite il passe quelques heures entre somnolence et zapping. Une fois le téléfilm bien pourri de l'après-midi terminé, c'est là que les choses se corsent.
Avant, c'était l'heure à laquelle je rentrais du travail, alors je pense que c'est la raison pour laquelle il sombre, chaque jour un peu plus. Il fait des allers et retours entre mon bureau et la porte d'entrée, comme s'il gardait encore l'espoir d'entendre ma clef dans la porte, ou de me voir apparaitre dans l'embrasure de la double porte du salon. Ces instants-là sont vraiment les pires de la journée. Pour lui, mais également pour moi. Chaque sanglot, chaque larme qu'il verse me transperce toute entière. Ne me demandez pas comment tout cela est possible. Je n'en ai pas la moindre idée. Mais les faits sont là.